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Questions existentielles... ou pas !

Jeudi 16 octobre 2008
J'aime observer les gens, leur façon d'interagir.
Je n'ai pas dit analyser mais bien observer.
Et parmi les différentes interactions qu'il m'a été donné de voir, il y en a certaines qui me touchent pus particulièrement...



Une fille et son père

Pourquoi particulièrement une fille ? Bah... sûrement parce que c'est une relation que moi je n'ai jamais connu.
Je les envie ces filles qui sont complices de leur père, qui peuvent leur parler vraiment.
Petite fille ou adulte, c'est du pareil au même, cela me fait le même effet. Quand je capte un regard, un sourire entre un père et sa fille, je ne peux m'empêcher d'être touchée, de sourire moi aussi... puis de les envier.

Le manque laisse des traces.


Les relations mère/fille me font beaucoup moins d'effet. D'une part parce qu'elles sont moins rares (tout comme les relations père/fils) mais surtout parce qu'il n'y en a aucune que je trouve plus belle que celle que j'ai avec ma propre mère !


Un gendre et ses beaux-parents

Quand ils ont justement réussi à dépasser le stade de la relation initiale et que la distance s'amoindrie pour disparaître finalement. Quand ce garçon s'adressera à ses beaux-parents non pas comme à ses propres parents mais comme à des amis.

Et vous allez me dire que cela peut exister entre une fille et ses beaux-parents... Peut-être... Mais je ne l'ai jamais vu de mes propres yeux. Et cela m'atteindrait certainement moins que MON mec avec MES parents.
Mes parents sont magiques ? Oui.
Mais ça ne fait pas tout : si le gendre n'est pas disposé à entrer dans cette relation, elle n'existera pas.
Par contre, quand il est disposé à y entrer, je m'assois, j'écarquille les yeux et... j'admire !


Deux amis masculins

Une amitié qui aurait franchi les barrières des conventions réductrices et autres dictats sociaux (un exemple pris au hasard : "un homme ne doit pas pleurer" ! Quelle connerie !).

Deux amis, quand ils se confient, s'embrassent et se disent qu'ils s'aiment sans chercher de détour pour s'assurer de leur virilité, et bien je trouve ça magnifique.


Une amitié homme/femme

Non, je ne relance pas l'éternel débat sur la possibilité de l'existence de cette relation... Partez du principe que j'y crois !

Et une vraie amitié homme/femme, je trouve ça beau !
D'arriver à dépasser ses pulsions pour garder cette complicité "vierge", je trouve ça beau.
Je pourrais facilement comparer cela aux relations frère/soeur... ou à celle que j'ai avec mon cousin. Si on se voyait plus souvent, on aurait exactement ce genre de relation là : intime mais avec juste ce qu'il faut de réserve, complice et pleine de fous rires.


Et si finalement je me pose la question de ce qui peut bien m'émouvoir dans ces relations, hormis leur rareté, j'y trouve au moins un point commun : l'admiration respectueuse.
Oui, un savant mélange d'admiration, de respect et peut-être même de fierté de ce que l'autre est, pense, fait...
Un savant équilibre de l'amour que chacun porte à l'autre...
Par Grignette
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Jeudi 21 août 2008
Je ne sais pas pourquoi certaines personnes me racontent leur vie...
Ok, j'ai fait quatre ans de psycho mais ce n'est quand même pas écrit sur ma tronche !



Et moi, parfois, la vie des gens, je m'en contrefous !
Par exemple, l'inconnu lambda, qu'est-ce que j'en ai à faire de sa vie ?
J'ai déjà assez de choses à entendre de mes ami(e)s, qu'eux, par contre, j'écoute avec le plus grand soin.
Alors si j'avais voulu entendre les problèmes de tout le monde, j'aurais fait ma cinquième année et je serais psy aujourd'hui...
Est-ce le cas ? NON.

Alors la petite mamie du supermarché, elle me fait souvent sourire, et je suis aussi attentive que possible parce que je sais qu'elle va pas croiser beaucoup de monde dans la journée.
Mais quand certaines personnes ne vous adressent la parole que pour se plaindre, là, je dis NON !

Hier matin (vers 16h), j'ai eu cette mamie là.
Quand je lui dis "Bonjour", elle me répond sans réfléchir "Je vais doucement parce que j'ai le bras cassé" (Pourtant ni plâtre ni attelle). Je lui réponds quand même un "Ahhh" d'un air désolé.
Quand je lui dis qu'elle a oublié de peser le poivron rouge (alors que le vert a bien son étiquette), elle me répond "Ah mince ! Mais j'ai le bras cassé (...) Comment je fais alors ?" "Comme avec le vert duconne" Comme j'ai pas envie de discuter avec elle, je lui compte son poivron rouge au même prix que le vert...
Et enfin, quand je lui rends sa monnaie, elle me tend sa petite bourse, m'indiquant donc de lui mettre directement sa monnaie dans sa tirelire parce que "Vous comprenez, j'ai le bras cassé" !!!!
Ouais.
Moi, tout ce que je vois c'est que son bras, il a pas l'air si mal en point, qu'elle a rangé ses courses sans problème et qu'elle y a mal uniquement quand elle me parle !
C'est le genre de bonne femme qui a l'air de porter le malheur du monde sur ses épaules, qui n'a pas de ride sur les joues tant elle doit pas sourire souvent... Et qui raconte sa "dure vie" à qui veut bien l'entendre.
Ben pas moi !

Moi, ça me gonfle ces gens incapables de parler d'autre chose que de leur petite personne (aussi malheureuses puissent-elles être). Et elle, c'est à son médecin qu'elle ferait mieux de parler de son bras "cassé"... Ou à son psy tiens !

Je dois avoir un truc pas normal parce que, bizarrement, c'est toujours moi qui récolte les cas sociaux.
Dans 90% des cas, c'est pas bien grave, ils sont plutôt gentils, voire attendrissants. Oui, mais il reste les 10% de casse-burnes. Et ceux-là, ils sont capables de vous plomber une journée alors que ça ne fait qu'un quart d'heure que vous êtes là !!!


Alors je me pose la question : Quelqu'un a-t-il mis des panneaux "Bureau des plaintes et autres réclamations" au-dessus de ma tête sans que je m'en rende compte ?
Nan mais sérieux... Suis pas Soeur Emmanuelle moi !!!
Par Grignette
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Vendredi 18 avril 2008
(Bienvenue dans l'esprit torturé de Grignette... Désolée, c'est long mais il est des moments où la tête a besoin d'être vidée)

Je suis exigeante, intransigeante...
J'en deviens chiante, usante, fatigante...
Pour moi et ceux qui m'entourent



Je suis une éternelle insatisfaite, je veux toujours plus, je veux toujours mieux, que ça aille plus vite ou au contraire prendre plus de temps, changer ceci, améliorer cela...
Et c'est valable pour tous les domaines, que ce soit au niveau professionnel, amical ou sentimental. Que ce soit le niveau de vie, l'ambition, la réussite et même la façon de parler, de se tenir...
Je suis une harceleuse, une empêcheuse de tourner en rond !

J'ai besoin d'être fier des gens, j'ai besoin d'être fier de moi, j'ai besoin qu'on soit fier de moi...
Ils le font, et je dirais même qu'ils le font bien...
Je le fais, j'essaye en tout cas.
Mais ce n'est jamais assez, ou pas comme il faut, ou pas au bon moment...
Y a pas, je trouve toujours quelque chose qui manque !!!

N'allez pas croire que je me contente de faire chier les autres.
Non, on est jamais mieux servi que par soi-même... Donc c'est bien moi que je harcèle le plus !

Pour prendre un exemple concret et récent : mon EAT.
Voilà, je l'ai eu, c'est chose faite et ceux qui m'entourent sont fiers de moi. Pas moi !
Je suis juste soulagée mais pas fière. Pas fière parce que je sais que j'aurais pu faire mieux. Non, j'aurais DU faire mieux.
Pourtant, personne ne me le reprochera, quelques soient mes notes, cela n'a aucune influence sur l'avenir, le principal est que je sois admise... avec 10 ou 15 peu importe, la première année me tend les bras... et ça devrait me suffire.
Mais ça ne me suffit pas !

Ca, c'est un exemple qui ne concerne que moi et n'a donc aucune incidence sur les autres.
Mais il est des domaines où je ne suis pas la seule concernée.
En amitié comme en amour, d'autres personnes sont touchées par mon insatiable envie de plus, de mieux ou de différent.
Et c'est là que je deviens une sorcière.
Je ne sais pas aimer !
Ca ne veut pas dire que je n'aime pas, bien au contraire... j'ai même plutôt un coeur d'artichaut.
C'est seulement que je ne le fais pas comme il faut, ou pas assez, ou pas au bon moment.

Je n'ai même pas l'excuse qu'on ne m'ait pas appris à aimer.
Ma mère qui le fait si bien aurait du être l'exemple parfait...
Au cours de ma vie, on m'a aimé plus que de raison, que ce soit ma famille ou mes amoureux.
Mais non, même eux je ne les aime pas comme il faut.
Tout ce qu'on me donne, je ne sais pas le rendre, je suis une handicapée de l'amour !

Je sais que j'ai des choses à leur apporter et que je leur en apporte mais même ça, ça ne me satisfait pas !
Parfois, j'en arrive à penser que je ne suis pas faite pour construire avec quelqu'un... que je ne serai toujours que de passage dans la vie des hommes, pour quelques semaines, quelques mois, voire quelques années mais qu'à un moment donné il faudra irrémédiablement que je m'en aille.
Un peu comme ces boulots où on nous confie une mission pour 6 mois ou un an. On y va avec plaisir, on fait le boulot et on s'en va... parfois ça fait mal mais on part quand même.

Alors, je sais que ça fait prétentieux, et je m'en excuse parce que ce n'est vraiment pas le but. Mais j'ai parfois cette sensation là, de passer dans la vie de quelqu'n pour quelques temps pour améliorer un (ou plusieurs) côté(s) de sa vie, et qu'une fois ce(s) côté(s) amélioré(s), je ne reste pas... Parce que je n'ai plus rien à faire là, plus rien à apporter qui soit dans mes capacités.
Il peut arriver que ce soit l'inverse aussi ! Qu'un homme fasse partie de ma vie un moment pour améliorer quelque chose en moi ou dans ma vie et s'en aller une fois son travail terminé !

C'est une étrange sensation, dérangeante parfois, et qui fait souffrir souvent.

Je suis une sorcière parce que je pense que l'amour est égoïste (et à chaque fois que je dis ça, on me regarde d'un air outré, donc allez-y, ayez l'air outré, même pas peur !), je pense qu'on devient amoureux de quelqu'un, bien évidemment pour ce qu'il est, mais surtout pour ce qu'il nous apporte, ne serait-ce que son amour, son écoute, son attention, son soutien, sa tendresse (Non, pas son argent, ça c'est juste vénal !)...
Je ne dis pas pour autant que l'amour n'est pas sincère et qu'il n'est pas un partage ou même un don à un moment donné... je dis juste qu'à la base, l'amour est égoïste.
Alors oui, il y a la question de ceux qui sont éperdumment amoureux de quelqu'un qui ne l'est pas... qu'est-ce que ça lui apporte me demanderez-vous !
Certes pas grand chose, si ce n'est une image, une personne à laquelle penser avant de s'endormir le soir, un espoir...

Ca me fait peur quand on m'aime parce que je fais mal...
Parce que mon éternelle insatisfaction finit toujours par se retourner contre lui/moi/nous...
Parce qu'on attend de moi des choses que je ne sais pas faire, que je ne sais pas donner...

Je ne sais pas ce que c'est "aimer vraiment", je ne sais pas ce que ça veut dire !
L'homme que j'ai et qui m'a le plus aimé jusqu'à aujourd'hui, j'ai fini par le quitter après un an de mariage !
Alors oui, aujourd'hui j'ai peur de l'amour et de tout ce qui l'entoure.
J'ai peur qu'on m'aime et j'ai peur d'aimer.
A quoi bon tout cet amour si je ne suis pas capable de m'engager ?

Et je sais que vous allez me dire qu'il faut que j'arrête de me poser des questions et que je vive tout simplement...
Mais si j'en arrive à me relever à 2h du matin pour me vider la tête en écrivant là-dessus, c'est que je cogite à m'en empêcher de dormir... et que ça, c'est difficilement contrôlable !


Bon sang, mais qui a inventé l'amour ?
Par Grignette
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Mardi 26 février 2008
Y aurait-il, dans l'amitié entre deux personnes du même sexe une homosexualité latente ?
En voilà une question intéressante hein !


Je pourrais vous la jouer sérieux et m'appuyer sur les leçons de Freud et autre Lacan... mais non, pas là !!!

Je pourrais aussi prendre mon cas en exemple pour soutenir ma théorie... mais comme je préfère balancer les autres, je vais plutôt parler de deux (voire trois) personnages blogosphériquement connus... Ouais je sais, c'est dégueulasse... Mais c'est comme ça, je suis mesquine (Et au passage, ça me permet de les déstabiliser un peu avant une revanche au tarot ce soir !!!)


J'ai commencé à douter quand, après une certaine KKGDRP, ils ont fini la nuit ensemble... se défendant chacun à leur manière pour que les lecteurs pervers ne puissent s'imaginer des choses à leur égard !!!
Ca a presque failli marcher... pour les autres.

Mais certaines choses leur échappent parfois... ils oublient qu'ils ne sont pas seuls et se laissent aller à quelques intimités.

Mon sens de la déduction s'est trouvé titiller lorsque j'ai appris qu'ils avaient mangé des chinoiseries en tête à tête, et aux chandelles en plus... Et quand on sait que mon premier resto avec l'un d'entre eux (et pas n'importe lequel) était un chinois, nous ne pourrons que constater l'importance de ce premier rendez-vous intime.

Non contente de ces quelques suppositions, j'ai mené mon enquête en interne...
Visiblement, "le grand" n'en était pas à son coup d'essai :

KK-teuf-zik.jpg
Vous remarquerez sans même que j'ai besoin de vous mettre la puce à l'oreille de quelle manière il étale ses grandes mains sur le postérieur de son ami (qui ne semble pas s'en plaindre me direz-vous)...

J'avais laissé l'enquête de côté car, étant moi-même sur place, je pensais que ces élans de tendresse ne se feraient pas devant moi (Ben oui, je suis une détective connue et reconnue, du coup mes "victimes" se méfient de ma présence)... j'avais tort !

Lors d'une soirée poker, bien qu'étant assise exactement entre les deux énergumènes, donc aux premières loges, ils n'en pouvaient certainement plus d'attendre, de cette distance que je mettais involontairement entre eux. Ils ont alors bravé leur obstacle : moi... (au sens propre comme au figuré) me grimpant pratiquement dessus pour pouvoir enfin s'embrasser !!!
Oui, oui, vous avez bien lu... là, juste sous mes yeux, ils l'ont fait, et sans honte en plus. J'ai tout de même remarqué que c'est "le jeune" qui a craqué le premier, cherchant de ses yeux tendres et ses lèvres humides son partenaire.
Prise au dépourvue, je n'ai malheureusement pas d'image de cette scène so romantic.

Je comprendrais donc que vous puissiez douter de ma parole pourtant honnête.
Cependant, j'ai en photo un autre calin... "le jeune" danse langoureusement avec le même personnage que la première photo :

Anniversaire-C-cile-034.jpg
Finalement, peut-être qu'ils font ça à trois !
Nous ne compterons plus les "mon chéri" et autres "Doudou" qu'ils se lancent à tout bout de champ.
Les éloges incessantes qu'ils se font constamment les uns envers les autres...
Y a pas à dire hein, ils s'aiment !!!

Quand je pense qu'ils se sentent obligés de se cacher...
Ne vous inquiétez pas mes chouchous... on ne vous obligera pas à porter une étoile rose... vous avez le droit... mais quand même, assumez !!!


On le fait quand votre coming-out ?

 
Par Grignette
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Mercredi 20 février 2008
Pour continuer la visite des gens d'ici, j'ai vu THE Girl Bar  et Patur lors d'une soirée bien arrosée mais je ne vous ferais pas encore la présentation de ces -deux là, ne vous en faites pas, je m'occuperai de leur cas très bientôt !!!


Nan parce que là, il faut que je vous parle d'un énorme problème : les enfants sont fous de moi !


En fait, c'est simple...
Faites une expérience : réunissez 4 ou 5 adultes (dont Grignette) dans la même pièce. Mettez des bières sur la table et laissez la conversation s'engager naturellement.
Ajoutez à cela, au moment opportun, un enfant de 5 ans.
Laissez macérer quelques minutes.
Et ben, vous pouvez parier que neuf fois sur dix, le gamin demandera à Grignette de jouer avec lui !!!

Pourquoi ?
Allez savoir !

Les enfants doivent avoir un espèce de sixième sens qui leur dit "vas-y, avec elle c'est du tout cuit, elle va passer des heures à jouer avec Spiderman, Franklin, et autres Power Rangers".

Ben ouais. Elle est un peu comme ça la Grignette... elle aime bien jouer avec les enfants et ça doit être écrit sur sa gueule.

"Mais alors où est le problème" me demanderez-vous avec votre perspicacité légendaire et agaçante.
Ben le problème, c'est qu'il ne faut pas oublier qu'il y a encore 3 ou 4 autres adultes dans la pièce, des adultes avec lesquels Grignette aime bien discuter ou raconter des conneries (C'est au choix, selon l'humeur).

Du coup, elle est obligée de développer ses sens.
Elle divise son cerveau : un côté avec Pikachu et l'autre avec la 1664.
Et ben, c'est pas facile tous les jours. Ca demande un putain d'effort de concentration de suivre une discussion tout en sauvant de la mort tout plein de peluches.

Et à ce stade là, vous aurez aisément compris que je ne PEUX pas avoir d'enfant. Ils m'aimeraient beaucoup trop et ne pourraient pas se passer de moi ! Vous imaginez l'horreur ???

Nan, et pis faut que j'arrête de jouer aux playmobils moi, je suis adulte merde !!!


Bon, la prochaine fois, c'est moi qui amène les coloriages !
Par Grignette
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